
Retrouvez
les chroniques de Sylvie Hamon sur le site de
Lire aussi
Patrice
Cartier dans la Semaine du Minervois
Lefantastique.net
sur un site consacré à la culture fantastique
Le
Jeu de rôle Grandeur Nature
Guillaume
Veillet dans Trad'Mag
Sylvain
Siclier dans Le Monde
Michel
Doussot dans Le Guide du Routard
Interview de Eric Montbel dans Ethnotempos n° 13 (octobre 2003)
|
Le
Jardin des Mystères
en concert au Château de Chazey
Les 24
et 25 mai derniers avait lieu une reconstitution au Château
de Chazey-sur-Ain. Non pas la reconstitution dun crime, mais celle
du Jardin des Mystères et ses « ballades sanglantes,
complaintes fantastiques et autres chansons sinistres » qui
est né là-bas au festival Printemps de Pérouges.
Trois concerts ont été donnés par Eric MONTBEL et
son groupe, un le samedi soir et deux le dimanche après-midi. Environ
80 spectateurs attendent dans la cuisine du château lorsque, au
loin, nous entendons une cornemuse et des percussions jouant l'introduction
dUlysse : Eric MONTBEL et Richard MONSEGU viennent nous chercher,
avec en invité le dimanche, le conteur québécois
Bernard GRONDIN, qui a dû choisir pour loccasion les histoires
les plus sinistres de son répertoire (et plus elles sont sinistres,
plus elles sont drôles).
Nous montons au troisième étage (à pied), accompagnés
par la voix de Marie RIGAUD qui semble être celle dun fantôme,
puis nous nous installons sous la haute surveillance de Bernard GRONDIN
lui-même, qui en profite pour raconter une seconde histoire, le
temps pour les musiciens darriver. Dans cette grande pièce
sombre dont léclairage jaune-blanc ressemblait à celui
de bougies, commence le concert avec la formation actuelle du groupe,
augmentée de Julien BIGET (membre de LA BERGERE, le groupe de Sylvie
BERGER) au chant, à la guitare et au bouzouki. Et quelle surprise !
Une voix sublime, assez proche de celle de Gabriel YACOUB (qui interprétait
deux morceaux sur lalbum et avait accompagné Le Jardin des
Mystères pour quelques concerts lannée dernière) ;
sa voix se marie parfaitement avec celles de Marie RIGAUD et de Sylvie
BERGER. Eric MONTBEL aux cornemuses, clarinettes et flûtes enchante
lespace et Laurence CHARRIER, discrète et peu éclairée,
définit en grande partie avec son harmonium latmosphère
de cette « ballade gothique ».
Après environ une heure de concert, nous sommes invités
à nous rendre au quatrième étage dans une pièce
au plafond extrêmement haut et aux éclairages chauds et colorés,
rappelant les ambiances des films dhorreur de Dario ARGENTO, parfois
lunivers David LYNCH, ou encore La Nuit des morts-vivants avec les
lumières vertes sur les visages
Nous sommes accueillis par
un solo de cornemuse qui donne des frissons dans le dos. Bernard GRONDIN
termine une histoire commencée au début de la première
partie, accompagné par les percussions de RICHARD MONSEGU. Julien
BIGET et Richard MONSEGU sont installés devant la cheminée.
On ne sait par quel miracle les instruments et surtout lharmonium
sont montés, mais ici tous les miracles semblent possibles. Laurence
CHARRIER est tout juste éclairée par des bougies rouges.
Pratiquement tous les titres de lalbum sont joués, avec en
prime quelques superbes instrumentaux, les histoires de Bernard GRONDIN,
et La Madeleine (du disque précédent, Le Jardin de lAnge)
chanté par Marie du haut du balcon. Eric MONTBEL interprète
un inédit en duo avec Sylvie BERGER. Il est étonnant quavec
une telle voix il ne chante pas davantage. Deux voix aussi charmeuses
ensemble, on a du mal à sen remettre, et lenvoûtement
ne pouvait être rompu que par Julien BIGET, pour en commencer un
autre...
Après un duo dEric avec Marie, La Blanche Biche, le public
est invité à participer à « une dernière
mise à mort » (sic) (Nous sommes trois frères),
avec les artistes. Elle fut très applaudie...
Mais un dernier mystère reste à élucider : Julien
BIGET, invité pour la tournée en 2003, sen est retourné
auprès de ses groupes, de ses moutons et de LA BERGERE. Qui donc
le remplacera pour la tournée 2004 ?
ETHNOTEMPOS
n° 13 (octobre 2003)
Pour
voir le clip de ce concert, cliquez ici

|